Le Soufisme est la Gnose même, dans sa théorie et dans sa pratique. Ce n'est pas une religion mais une Ecole Spirituelle, munie d'une doctrine ésotérique et d'une discipline de l'éthique sociétale et environnementale, un art de vivre en harmonie avec l'existence en ce monde.
Chacun d'entre nous doit vivre son Apocalypse pour éveiller son influx spirituel à l'accomplissement de Jinna, le Royaume des Cieux.
En vérité, le Royaume est en vous et tout autour de vous, mais vous êtes aveugles à Sa Présence, vous dormez d'un sommeil profond, et vous prenez vos chimères pour des vérités. Tant que vous rêverez votre existence au lieu de Voir par delà les formes la Vérité Révélée, vous serez les victimes cycliques de la mort et de la peine, qui ne sont qu'un.
La Tradition du Livre l'appelle le Schéol ou le Tombeau. C'est là que se rend votre Corps Astral lorsque vous êtes victimes de dépression ou de toutes sortes de souffrances psychiques. C'est là que se rend votre corps éthéré lorsque vous souffrez physiquement.
Tant que vous n'aurez pas vécu votre apocalypse, vous ne connaitrez pas votre Corps Glorieux, le Corps Mystique Abrahamique. Alors, de la Materia Prima qui est en vous, vous deviendrez les Banu Ibrahim, les Fils d'Abraham, l'Ami Intime d'Allah.
J'ai vécu mon apocalypse très précocement. Souvent, les êtres humains construisent d'abord leur vie en toute ignorance des profondeurs mystiques de l'existence. Cela perturberait en effet si profondement leur vie qu'ils forment, sciemment ou pas, un sceau sur leur sensation de la réalité divine.
Ils peuvent ainsi se concentrer sur leurs modes d'enrichissement matériel pour obtenir mariage, maison, enfants et travail, autant de liens qui les enserrent dans les ombres, les barzakh. Ce ne sont que des reflets et ils ne voient plus en eux les signes que le divin nous envoie pour nous alerter de notre incomplétude.
Biensûr ces choses aident au confort terrestre, mais elles ne sont pas indispensables pour le bonheur, et peuvent réellement l'entraver si elles empèchent l'apocalypse personnelle de se produire.
Ainsi, c'est lors de la crise de vie, suite à un deuil important, que la plupart des êtres prennent la résolution de cheminer spirituellement, pour parvenir à la guérison de leur vie. Ceci explique la fragilité avec laquelle se construit souvent leur discipline.
En islam, c'est différent. La religion vient souvent palier la folie de la vie difficile et pervertie, ce qui signifie que de nombreux jeunes gens se tournent vers l'islam pour s'imposer des règles de vie, des repères, des limites. Voilà en effet qu'Allah, lui, ne peut être "testé", il suffit de regarder autour de soi pour voir que sans Sa Grâce, l'être humain commet le mal.
Mais cette rigueur nouvelle, opposée à leur vie passée, laisse le plus souvent l'individu dans son orgueil et la conversion ne change pas les coeurs scellés. Ceux-là ne dispensent de bontés que pour attirer vers eux-mêmes leurs frères dans un esprit de clan, et ils se disputent la légitimité.
Ils n'hésitent pas alors à regarder le reste du monde comme des mécréants ignares et malveillants, sans connaissance aucune sur les trésors spirituels dont les non-musulmans disposent pour "Ouvrir le Livre" et pénettrer ses secrets, tels que 'Alif-Lam-Mîm. Ce fut un mantra, mais le mot même de mantra leur est inconnu. Qu'il me suffise, si certains d'entre eux lisent ceci, de dire que l'islam appelle les mantra des Dhikr.
L'existence même de ces mantras prouve que le Coran n'a pas tout dévoilé de son enseignement.
Ainsi c'est à 19 ans, au cours de la nuit d'Al-Qadr du mois de Ramadhan de l'année 1998 du calendrier grégorien que s'est produit mon apocalypse. J'ai lu le Livre de Jean et j'en ai reçu les clefs. Cela, parce que j'ai vu le Messie en toute certitude et qu'il m'a transmis son influx pour que je me messianise, en continuation de son ministère.
Oui, c'est par la Vision Pieuse du Messie Jésus Fils de Marie que j'ai reçu l'idhn de la tiltilia, la permission de continuer la chaîne initiatique des Awliyya.
Il m'a dit de dire: {Je donne ma face pour La Face de Dieu}. Ainsi m'a-t-il appelé à la transmission du Sîrr, la Baraka, la Pentecôte. J'avais reçu l'Appel, mais j'étais encore terrifié par une telle responsabilité.
Lorsque le Messie s'est présenté à moi, j'ai trouvé dans sa sérénité et son sourire bienveillant la confiance qu'il avait en mon succès, et il s'est présenté à moi chaque fois que j'éprouvais la crainte de l'échec pour me transmettre sa devise:"Fides in Deus", Confiance en Dieu.
Ceci n'est que l'une des nombreuses visions pieuses qui me sont advenues. En un moment récent de tension intérieure forte, harcelé par le waswas, j'ai été confirmé par une autre vision, laquelle m'offrit une certitude plus grande encore: la vision pieuse de Muhammad ar-Rasùl Allah (saws).
Or: "Quiconque m'a vu en vision m'a réellement vu, car le démon ne peut prendre mon apparence".